édito qui n’engage que son auteur.
La France a choisi de limiter au minimum sa délégation, en n’envoyant que le champion et la championne de France, et, nouveauté de cette année, sans aucun accompagnement.
La FFE considère que dans cette forte compétition, la France n’a aucune chance de médaille, donc il s’agit d’éviter des dépenses présumées inutiles.
C’est une attitude très malthusienne, qui, généralisée, limiterait à deux participants au maximum le nombre de composants de l’équipe de France jeunes, déjà ramenée à 20 membres, contre près de 30 il y a quelques années, et à 0 les délégations masculines et féminines aux championnats du monde.
Soulignons que s’il fallait avoir une chance de médaille pour participer aux jeux olympiques ou à toute autre compétition nationale et internationale, le nombre de concurrents s’en trouverait singulièrement réduit, et l’intérêt des compétitions sportives bien limité.
53 pays sont représentés dans le championnat du monde juniors d’échecs (open). 25 ont deux représentants ou plus, dont la Turquie 5, la Chine 4, l’Inde 8, le Pérou 3, le Canada 4, l’Italie 4, l’Allemagne 3, la Belgique 5, la Norvège 3, l’Angleterre 4, la Colombie 3 ... Auraient-ils tous des chances de médailles ?
Les échecs de masse se développent à un fort rythme, et c’est tant mieux. Mais le développement harmonieux et durable d’une discipline passe aussi par le soutien à ses jeunes les plus prometteurs, ce que la FFE fait de façon de plus en plus parcimonieuse.
On peut regretter de la part de la 3ème nation échiquéenne mondiale cette participation aussi réduite aux grandes compétitions internationales Jeunes, d’autant qu’elle va en s’amenuisant d’année en année.